Alpha, première

Wouhaaaaa… (je m’étire). Grosse gueule de bois ! 6 mois de sommeil, ça ne fait pas que du bien… Mais à la demande générale, gdjbox reprends du service.

Le groupe de jeunes a repris samedi dernier avec un « programme » un peu nouveau, j’ai nommé, le parcours alpha jeunes. De quoi s’agit-il ? D’abord, c’est un repas que l’on partage tous ensemble. Ensuite, c’est une présentation du thème de la soirée et enfin, une discussion pour que chacun puisse exprimer son opinion.

Après un apéritif fort copieux, nous nous sommes installé pour le repas. Pizzas à volonté ! Ce qui n’était pas pour déplaire à nos ogres officiels, j’ai nommé Benjamin et Benoît. N’empêche, ils n’ont pas réussi à tout finir puisque deux cartons n’ont pas été ouverts. Ce qui a fait le bonheur de quelques scouts le lendemain midi.

Je n’ai pas beaucoup de choses à dire sur le thème, puisque c’est moi qui l’ai présenté mais peut-être que vous, chers lecteurs, pouvez en dire un mot (en commentaire).

Les discussions ont été animées, en particulier, autour des questions que les uns et les autres poseraient s’ils pouvaient rencontrer Jésus. « Pourquoi la violence ? », « Comment c’était au début ? », « Comment ce sera à la fin ? », « Comment ce sera après la mort ? », j’en passe, et des meilleures… En tout cas, ça nous donne, à Laure et à moi, du pain sur la planche…

C’est article est court, j’en suis bien conscient, mais c’est la reprise, je ferai mieux la prochaine fois…
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Un article court mais bref.

Plusieurs semaines se sont écoulées sans le moindre article de ma part, et je vous présente mes plates excuses. Je suis tellement concentré sur mon travail que j’en oublie mes engagements (qui devraient avoir la priorité).

Samedi dernier, soirée spi. Sujet : les raisons de croire en Dieu. Julie aux manettes. Pour commencer (très original), deux débats muets. On a vu de tout… ne revenons pas dessus. Les discussions qui ont suivis ont été intéressantes… Mais je n’étais pas d’accord… Vous auriez pu dire n’importe quoi je n’aurais pas été d’accord. Mais si tout le monde est d’accord, ce n’est pas très intéressant. A la suite de cette article, vous trouverez l’incroyable histoire de… que je vous avais (maladroitement) paraphrasé. J’espère que vous ne trouverez pas le style trop obscur…

Suite de la soirée : CAMP DES CIMES ! malgré plusieurs oublis de ma part au niveau matériel, vous avez pu découvrir ce camp magnifique situé à quelques kilomètres de Grenoble sur les hauteurs des montagnes alpines. Enfin, chose plus intéressante (enfin surtout plus drôle), vous avez pu me découvrir à 16 ans avec une toison sur la tete … Plusieurs s’interrogent depuis : que feront ils de leur été ? Marion, Josué, Anna, Joana, … réponse dans quelques semaines. Si quelques autres sont intéressés, campdescimes.net  Pour encore plus d’info… moi.

L’incroyable histoire d’une …

Il était. Sans qu’aucun adjectif ne puisse le décrire de manière plus adéquate. Il était car il était. Contemplatifs de son état monolithique, le Soleil et les grains de sable qui l’entouraient étaient les seuls témoins de sa présence. Lui-même ne savait depuis combien de temps il était, il était tout simplement, éternellement.

Il n’avait ni couleur ni forme. Bien que sa taille fut définie, il était impossible d’évaluer sa masse ou son volume. Etait-il grand, était-il petit ? Il était, car rien ne pouvait se comparer à lui. À part le Soleil et les grains de sable. Il était définitivement plus petit que le Soleil et plus grand que les grains de sable.

Il était lui-même, complètement ; aucun grain de sable n’avait entamé sa surface, ni son intérieur. Depuis une seconde ou plutôt depuis un million de millénaires, ils n’avaient pas bougé, ni eux, ni lui, ni le Soleil. À cette époque, aucun événement ne permettait de mesurer le temps, ce qui rend sa définition bien floue. L’espace et le temps étaient figés et le Bloc était.

Puis le Moment vint. Il y eut un souffle. Une masse d’air en mouvement qui emporta un puis deux puis mille grains de sable. Le Vent. Il commença au Moment et ne s’arrêta plus.

Et tout changea. Poussés par le Vent, les grains de sable fouettaient le Bloc de toutes parts. L’un après l’autre ils s’abattaient sur lui, chaque grain emmenant avec lui une minuscule partie du Bloc. Ils le modelaient, le lissaient. Chaque grain qui s’écrasait diminuait sa taille mais contribuait à le former. Plusieurs milliers d’années passèrent ainsi…

Le Bloc avait à présent une forme et un volume bien définis, le Bloc devint le Cylindre. Et le Cylindre n’était plus sensible aux effets du Vent ; c’est ainsi que le Vent cessa.

Le Cylindre était posé sur une montagne de sable et l’ensemble de tout le sable qui l’entourait était la Terre. Il fut ainsi un certain temps. Jusqu’à ce qu’un autre événement bouscule son état.

À cette époque, la foudre s’abattait sur la Terre, totalement au hasard mais un jour, elle s’abattit au centre du cylindre. Celui-ci, chauffé à l’extrême, commença à s’évaporer. La foudre avait créé un creux au centre du cylindre. Plus tard, bien plus tard, elle frappa au même endroit et le creux s’agrandit. La troisième fois, le creux avait déjà atteint la moitié de la hauteur du Cylindre. Après la huitième fois, le centre du Cylindre était totalement consumé. De lui ne subsistait que son bord.

Cette paroi était très fine, mais son épaisseur était identique à chaque endroit. Le Cylindre était toujours, seulement, il était creux. Cette transformation prit plusieurs millions d’années. Mais ce n’en fut pas fini pour autant.

De nombreuses années s’étaient écoulées depuis l’époque où le Cylindre creux était le Bloc. Pendant cette période, la Terre avait elle aussi subi de nombreux changements.

Due aux nombreuses éruptions volcaniques, l’atmosphère était totalement saturée en toutes sortes de substances chimiques toxiques qui, en réagissant entre elles, avaient provoqué de surprenants changements dans la vapeur d’eau. Elle était à présent chargée de glucose, de gaz carbonique ainsi que de nombreux autres composés.

C’est cette version évoluée de l’eau qui coulait dans les rivières, les fleuves et les mers. Et c’est naturellement cette version évoluée de l’eau qui tombait sur le sol quand les nuages se brisaient sur les montagnes.

Comme le Cylindre creux était un Cylindre creux, il ne lui fallut que peu de temps pour se remplir du précieux liquide.

Et le Vent souffla à nouveau. Cette fois ci, il emporta exclusivement les grains de même nature que le Cylindre. Ils étaient si légers que ceux qui se posaient sur la surface du Cylindre ne s’enfonçaient pas. Bientôt, toute la surface supérieure du Cylindre fut recouverte de grains de Bloc.

Certaines turbulences dans la couche d’ozone avaient provoqué une perturbation dans la densité des gaz de l’atmosphère. Les zones de gaz plus denses agissaient comme des lentilles et focalisaient la lumière du Soleil. La température sous ces couches de gaz suffisait à faire fondre le métal en quelques minutes.

Quand une zone de gaz dense passa au-dessus du Cylindre, les grains déposés à la surface fusionnèrent pour ne former qu’une plaque homogène, emprisonnant le liquide à l’intérieur.

Le Cylindre était à présent d’aspect semblable au Cylindre que le Vent avait formé. En apparence, rien ne pouvait suggérer la présence du liquide en son sein.

***

Ses réserves d’hydrogène s’épuisaient, elle sentait approcher ses dernières heures. Autrefois, elle était la plus grande, la plus lumineuse mais à présent, elle était plus misérable que toutes les autres. Le surplus d’hélium l’intoxiquait, elle étouffait. Haletante, à l’affût du moindre atome élémentaire, elle était devenue chaude, puis froide, énorme puis minuscule. Elle se contractait. Et ce, de plus en plus vite. Elle n’était plus elle-même : les corps qu’elle avait nourris des milliards d’années durant, elle les avalait, y cherchant peut-être quelques ressources supplémentaires. Mais bientôt, se contracter n’était plus suffisant, bientôt, changer de température corporelle n’aidait plus, bientôt… elle expira.

Dans une explosion flamboyante et silencieuse, l’Etoile mourut. Et dans son dernier souffle, elle projeta une quantité d’énergie si grande qu’elle aurait pu, en d’autres circonstances, créer un autre univers.

Ces radiations, vestige d’une grandeur passée, voyagèrent à travers l’espace jusqu’à ce qu’une partie d’entre elles rencontre l’orbite de la Terre. Et le Cylindre.

Le Cylindre n’avait pas bougé. Debout sur sa base, il subissait les évènements, impuissant. Alors qu’il était le Bloc, il ne pouvait que subir le Vent qui le modelait. De même, lorsque les radiations le frappèrent, il ne pu que contempler sa surface extérieure se transformer.

L’énergie reçue avait été tellement intense qu’elle avait modifié l’agencement des atomes. A présent, la couche extérieure du Cylindre, celle qui emprisonnait le liquide avait tourné du gris au rouge.

Sa métamorphose était à présent presque achevée. En seulement quelques milliards d’années, le Bloc s’était transformé en un cylindre rouge d’une quinzaine de centimètres de hauteur contenant de l’eau gazéifiée sucrée mélangée à d’autres composants. Le Temps avait fait son œuvre. L’informe était devenu symétrique. Puis le plein est devenu vide. Puis le vide plein à nouveau. L’ouvert, le fermé. Le gris, le rouge.

Le Temps passa encore. Petit à petit, années après années, la façade du cylindre s’usait. De minuscules écailles de rouge s’envolaient unes à unes laissant derrière elles des empreintes blanches sur la paroi. Le Cylindre avait à présent deux couleurs : le rouge et le blanc. A certains endroits de la façade, le rouge avait totalement disparu, seul le blanc subsistait. A d’autres, de minuscules morceaux de blanc apparaissaient. Hétérogène. Hétéroclite. De longues courbes blanches, des arabesques parfois. Et des étendus de rouge mouchetées de blanc.

Il était à présent complet. Sa transformation s’arrêta.

Voici l’incroyable histoire d’une canette de Coca.